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https://www.courrier-picard.fr/165208/article/2019-02-10/patrick-maurin-par-les-champs-du-desespoir

Patrick Maurin, par les champs du désespoir

Dans la presse

Le Courrier Picard | Par Pascal Mureau |

Cet élu du sud-ouest a pris le départ d’une nouvelle marche de 227 kilomètres, entre Le Touquet et le Salon de l’Agriculture à Paris, pour sensibiliser les Français au suicide des agriculteurs. Il veut recueillir un maximum de témoignages sur le mal-être de la France rurale qu’il remettra à Emmanuel Macron.

Béret marmandais sur la tête, bâton de berger à la main, il va claudiquant. Une vilaine hernie discale… « Mes douleurs et le froid ne sont rien en comparaison des souffrances que je rencontre », dit-il. En octobre 2018, Patrick Maurin, élu (sans étiquette) de Marmande, avait déjà marché depuis chez lui, dans le Sud-Ouest, jusqu’à Saint-Anne d’Auray, en Bretagne.

Son but ? Témoigner de la détresse du monde rural, qui peut pousser certains agriculteurs au suicide. « J’en suis revenu au fond du trou. Toutes ces personnes qui se sont vidées de leur mal-être sur moi… Pendant quinze jours, je n’ai pas dormi », explique cet ancien enfant de chœur de 66 ans, aujourd’hui non pratiquant mais « toujours porté par la spiritualité. »

Ce dimanche matin, son anorak trempé par la pluie, Patrick Maurin a remis les pieds dans ces « chemins noirs », comme il les appelle, qui mènent vers « une ruralité à l’agonie ». Pour cette nouvelle itinérance, l’ancien cafetier de Bordeaux (il imite à la perfection Chaban-Delmas !) est parti du Touquet, sous le coup des 9 heures, déjà dans la solitude du marcheur, puisque seul le député Daniel Fasquelle (LR) était là. Après une quinzaine d’étapes principalement dans la Somme et l’Oise (en tout 227 km), l’ex-marathonien soutien des Gilets jaunes, compte arriver au Salon de l’Agriculture le jour de son inauguration, pour remettre à Emmanuel Macron des cahiers de doléances qu’il aura fait remplir au fil de ses rencontres.

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Manifestation d'agriculteurs

Constat terrible…

Le blog

Depuis des années, nous entendons dire que l’agriculture française est en crise. Les médias relayent régulièrement cette information, les gouvernements se succèdent en jurant haut et fort vouloir s’emparer de ce sujet préoccupant, et pourtant aujourd’hui encore, nous devons faire face à ce terrible constat : Près d’un agriculteur sur 2 gagne moins de 350 euros par mois.

Le revenu médian de cette profession n’excède guère 1000 euros par mois, soit moins que le salaire minimum de croissance.
Dans des cas extrêmes, un agriculteur ne peut espérer se verser plus de 100 euros par mois.
Alors, beaucoup d’entre eux doivent compter sur leur conjoint salarié à l’extérieur de l’exploitation pour continuer à exister.
Lorsque la météo ne s’en mêle pas, la baisse du prix des matières premières peut rapidement plonger les comptes dans le rouge.
Les catégories de producteurs les plus préoccupantes aujourd’hui sont les éleveurs bovins et laitiers.
Pire encore, les céréaliers que l’on pensait pourtant mieux protégé avouent s’inquiéter pour leur avenir. En moyenne, ils auraient ainsi perdu près de 50000 euros de revenu par an…
Le constat n’en est que plus amer.

Revoir la PAC pour une meilleur redistribution des aides européennes.

Une des thématiques essentielles de la campagne européenne à venir doit être évidemment celle de la PAC, envisagée dans sa version post 2020.
Premier constat, celui d’une meilleure répartition des aides européennes.
Aujourd’hui, celle ci s’opère en fonction de la superficie des exploitations. Or dans un souci d’équité, elle devrait l’être au regard des revenus de l’agriculteur.
Ainsi, elle deviendrait une véritable variable d’ajustement pour une juste rémunération des producteurs.
Alors que la France figure parmi les pays bénéficiant le plus des aides européennes, nombre d’agriculteurs demeurent de nos jours fortement dépendants de celles-ci pour maintenir à flot leur exploitation.

Le constat d’un nécessaire développement des circuits-courts

Une autre piste pour assurer un meilleur revenu aux agriculteurs est la valorisation des circuits courts.
Ils ne représentent actuellement au mieux que 5 à 10% de la consommation française.

Le fait d’accroître cette bonne pratique est un levier idéal pour réconcilier ces deux parties que l’on cherche pourtant à opposer. D’un coté, les consommateurs, d’un coté, soucieux de maîtriser leur budget tout en cherchant à privilégier la qualité des produits. De l’autre, les agriculteurs, trop souvent victimes d’un agribashing des plus virulent ces derniers temps.

  • Les circuits-courts permettent de réduire considérablement le kilométrage alimentaire. On entend ici la moyenne parcourue par les aliments entre le champ du producteur et l’assiette du consommateur.
  • Ils contribuent au rayonnement d’un territoire, en portant à la connaissance du consommateur la richesse et la diversité des produits de sa région.
  • Ils bénéficient aussi au développement local. En apportant une partie des besoins alimentaires, ils sécurisent les approvisionnements et l’économie locale du territoire, en particulier de zones rurales défavorisées.
  • Enfin, en réduisant le nombre d’intermédiaires, ils assurent aux agriculteurs de vendre leur production à un juste prix, tout en offrant au consommateur final une économie non négligeable.

Il y a urgence à assurer un train de vie correct à tous ces agriculteurs, courageux fils de la terre, qui ne comptent pas leurs heures pour simplement nous nourrir.

Cet article est le premier d’une série visant à présenter mes propositions visant à permettre aux agriculteurs de mieux vivre de leur travail et renforcer les actions de prévention du suicide agricole. Il tient compte des premières remontées d’informations issues de ma consultation actuellement en cours.

Patrick MAURIN est commerçant à la retraite et conseiller municipal de Marmande

Patrick Maurin et sa marche contre le suicide des agriculteurs

Le blog

Patrick MAURIN est commerçant à la retraite et conseiller municipal de Marmande dans le Lot-et-Garonne, petite ville située entre Agen et Bordeaux… À 65 ans, et rejoint par Jean-Claude RODET, médecin de l’Académie des Sciences de New York, il a effectué une marche citoyenne de 540 kms à partir de son village, Gontaud de Nogaret jusqu’à Sainte Anne d’Auray, en Bretagne.

Unidivers / Par Bastien Michel /

Cessons d’être solitaires, soyons solidaires.

Son objectif principal : aller à la rencontre des gens, agriculteurs, producteurs, élus locaux et régionaux du Grand Ouest de la France en 22 étapes pour les sensibiliser à la condition dramatique des paysans. Selon Santé publique de France, on évoque un suicide tous les deux jours chez les agriculteurs.

Unidivers.fr est allé à la rencontre de Patrick Maurin pour comprendre sa démarche citoyenne : interview en vidéo.

Interrogé sur les motifs de sa présence auprès de Patrick MaurinJean-Claude RODET confie avoir entendu parler de la démarche de l’élu il y a quelques jours seulement. À 75 ans, cet auteur franco-canadien promoteur de l’agrobiologie, résidant au Portugal, a fait la route (en véhicule) jusqu’aux Pays de la Loire pour marcher aux côtés de celui qu’il n’avait jamais rencontré auparavant.

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Le conseiller municipal Modem Patrick Maurin. / Jean-Christophe Wasner/Sud Ouest/Maxppp

Ils marchent pour dénoncer le suicide des agriculteurs

Dans la presse

Un élu de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, a débuté, dimanche 23 septembre, une marche de 540 kilomètres pour sensibiliser le grand public au suicide des paysans.

La Croix /

Frédérique Schneider, le 25/09/2018 à 16h47
 

« Nous sommes partis dimanche 23 septembre de Gontaud-de-Nogaret après la messe donnée pour les familles de paysans endeuillées par un suicide », témoigne Patrick Maurin, à l’initiative de cette marche de 540 kilomètres entre le Lot-et-Garonne et le Morbihan. Ce jour-là, ils sont une trentaine – agriculteurs, associations, sportifs et élus locaux – à avoir pris la route pour attirer l’attention du grand public sur ce fléau qui touche depuis de nombreuses années le monde agricole.

« Demain, nous serons à Castillon-la-Bataille et, à chaque étape, il faudra rassembler des gens. Nous distribuons des tracts et discutons avec ceux que nous rencontrons pour les inciter à nous suivre », confie Patrick Maurin. Cet homme de 65 ans qui a été enfant de chœur et a joué de l’orgue à l’église jusqu’à 24 ans se dit confiant. La foi le guide et porte cette marche qu’il a voulue citoyenne et « spirituelle ».

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Patrick Maurin marche encore, cette fois pour sensibiliser contre le suicide en agriculture. / Photo DR

Un élu marche contre le suicide agricole, de Marmande au Morbihan

Dans la presse

Patrick Maurin marche encore, cette fois pour sensibiliser contre le suicide en agriculture.

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Conseiller municipal de Marmande entre Agen et Bordeaux, candidat sans étiquette aux dernières élections législatives, Patrick Maurin, 65 ans,  veut sensibiliser la population sur un fléau : les suicides dans le monde agricole.

Selon cet élu marcheur, qui doit rallier le Morbihan après un demi-millier de kilomètres, « les agriculteurs sont la catégorie socioprofessionnelle la plus à risque en matière de suicide. » Il cite des chiffres :  la surmortalité par suicide chez les agriculteurs est 20 à 30 % supérieure à la moyenne de la population.

Jusqu’aux portes du pouvoir

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Patrick Maurin reprend son bâton de pèlerin pour un périple de plus de 500 km qui le conduira en Bretagne

Patrick Maurin en marche pour les agriculteurs

Dans la presse

Après celle de 2016, l’élu marmandais repart pour une deuxième marche citoyenne et veut attirer l’attention sur le suicide des agriculteurs.

Jean-Christophe Wasner / Publié le .

Il était marcheur avant d’être En marche, dans le sillon d’Emmanuel Macron – peut-être est-ce lui qui a d’ailleurs donné des idées au député du Villeneuvois, Olivier Damaisin. Patrick Maurin remet le couvert : deux ans après sa première marche citoyenne qui l’avait mené de Marmande jusqu’à l’Assemblée nationale, le conseiller municipal marmandais repartira dimanche 23 septembre prochain sur les routes françaises. Depuis Gontaud-de-Nogaret, il ralliera cette fois-ci Sainte-Anne-d’Auray, dans le Morbihan, en Bretagne. Un périple de 540 km lors duquel il veut continuer à sensibiliser les Français aux suicides dans le monde agricole (lire ci-contre).

« Officiellement, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Mais j’ai fait mes propres recherches : des morts d’agriculteur sont répertoriées comme des accidents alors que ce sont des suicides, cela ne fait aucun doute », affirme Patrick Maurin. Et s’il a décidé de partir de Gontaud, ce n’est pas un hasard. « J’y avais un ami agriculteur, mon meilleur ami, Christian Bouchet. Il s’est suicidé, il y a huit ans. Il était producteur laitier, mais il ne s’en sortait plus. C’est sa mort qui m’a fait prendre conscience de ce problème. Et si je fais cette marche, c’est en sa mémoire. »

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